Bienvenue.

Bonjour, je suis sheeka et je vais vous présenter ma nouvelle histoire. j'espère qu'elle vous plaira et j'espère vous retrouver parmi mes lecteurs...
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Sur cet article, je n'accepte pas les pubs. par contre j'accepte vos éventuelles commentaires pour m'indiquer que votre histoire continue.
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je tiens a prévenir que je modifie mon blog assez souvent, les images peuvent changer parfois ...
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Je vous remercie de votre visite.
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Je tenais à vous dire que les images peuvent changer à tous moment. Car je fais des dessins de cette histoire. Et en attendant que je les publies, je met des images.
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Sheeka.
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On se retrouve sur:
mon blog perso: sheeka-hoshi
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Mes autres histoires:
Dream-missing (policière) (en cour)
talimarmy (féerique et épique) (terminée mais en cour de correction)
je-suis-un-ange (fantastique) (abandon)

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 08:00

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 14:38

Espace pub

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Vous pouvez ici faire votre pub.
(seul article ou j'accepte vos pubs. comprenez moi...)
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Je pourrais mettre un lien pour vous ici si j'apprécie votre histoire.
(et oui, je fais toujours un effort pour lire les histoires des autres.)
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seraphina-fox-story
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Une question? posez la ici (ou meme ailleurs ^^)

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 08:05

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 13:15

Prevenu(e)

Postez ici un commentaire pour etre prévenu(e) de chaques modifications, nouveaux chapitre sur ce blog.
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Merci
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Sheeka
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Les prévenu(e)s
Prevenu(e)

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 08:06

Modifié le mardi 24 novembre 2009 15:11

Prologue.

"Tu vas illuminer Lacrymosa. Tu procureras le désir des autres qui aboutira au tiens. Ils sont beaux et charmants, mais Ils seront subjugués, aveuglés par ta tendre beauté. Un nouveau monde s'offre a toi.
Celui du désir et de la puissance
."
*
Tel fut les dernières paroles que lui prononça Duke avant qu'elle ne monte sur scène.
Elle secoua sa chevelure rouge argentée, prise dans un excès de nervosité. Tout ne serais plus comme avant. La musique fanfaresque du cabaret se fit entendre. Au son des premières notes, le rideau se leva. A la vue de tous les spectateurs, elle sourit.
de convoitise.
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# Posté le jeudi 17 septembre 2009 14:32

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 15:20

Chapitre 1

Saralyn Belle hocha la tête. Ce souvenir de tout début de sa troisième vie lui revenait trop souvent en mémoire selon son goût. Elle se leva du fauteuil dans lequel elle s'était mise a lire quelques heures auparavant et se mit en face du miroir de sa petite chambre. Dans celui-ci, la chambre qui se reflétait semblait vidée de présence vivante.
Cela faisait 352 ans qu'elle n'arrivait pas à oublier qu'elle n'avait aucun reflet. Saralyn ne possédait maintenant presque plus rien d'humain mais avait garder ses habitudes, bonnes et mauvaises, de sa vie d'entant. Elle était grande, mince et élancée comme les créatures de son espèce. Elle tendit la main droite pour prendre un peigne doré qui était posé sur la commode. Avec un ample geste doux,
Elle peigna ses cheveux rouges. Elle s'émerveilla d'entendre le chuintement du peigne qui glisse sur sa magnifique chevelure dans un rythme relaxant. Une fois l'ordre remit en place dans sa coupe, elle entreprit de refaire son maquillage. Saralyn se devait d'être parfaite chaque soir. Elle ne devait pas déplaire au public sinon, elle n'aurait pu la satisfaction de minuit lorsqu'elle étancherait sa soif et les clients ne s'amasseraient plus en flot comme avant.
Dans ce monde ou l'apparence règne, elle se sentait comme un poisson dans l'eau. Saralyn avait toujours été attirée par la puissance et la Beauté. D'une main experte, elle refit le contour de ses yeux délicats au crayon de khôl. Du rose à lèvre vient parfaire à l'extrême sa bouche pulpeuse.
On toqua a sa porte.
« Entrez » dit elle.
Une domestique : « bonsoir, mademoiselle Bella. Monsieur Harmorie m'envoie pour vous donnez votre verrez de Bloody mary. »
Saralyn sourit à l'odeur appétissante que dégageait le verre que lui tendait le domestique. Le prenant a deux mains, elle le porta a ses lèvres. Le liquide rouge coula lentement dans sa gorge. Comme à chaque fois, Saralyn se sentit renaître.
Elle pensa : « Que le sang humain a si bon goût. »

# Posté le samedi 19 septembre 2009 09:10

Chapitre 2

Les places consacrées pour le public se replissèrent à une vitesse vertigineuse.
Dorian Vallès se fraya un passage en direction du siège qui lui était destiné préalablement.
On lui avait vanté les mérites de l'étoile du cabaret du nom de Saralyn ; et il n'avait pas résisté à l'envie de la voir par lui-même.
Une fente se fit entre les rideaux de la scène principale. Un visage au sourire pervers se montra.
« Le directeur M. Harmorie » siffla Dorian pour lui-même.
En un seul souffle, les rideaux de la scène s'ouvrirent en grand tandis que la silhouette du visage fit son apparition.
« Bonsoir !» Fit la voix tonitruante du directeur Harmorie qui paraissait avoir la quarantaine.
« Ladies and gentlemans, Welcome ! »
L'homme leva les bras en l'air tout en continuant de sourrir. Des jets de flammes jaillir des extrémités de la scène à l'appel de son geste.
Le directeur Duke : « Duke a dit que le spectacle soit, et le spectacle fut ! »
*
La musique fanfaresque du cabaret se mit en route pour accompagner les danseurs.
Une femme fit son entrée. Son corps ondulait sous l'influence de sa démarche sensuelle.
Elle dansait un ballet sur un air triste et mélancolique. Son visage ne reflétait aucune expression. La beauté de ses gestes coupait le souffle des spectateurs.
Et puis elle s'immobilisa comme morte et s'allongea à terre en souplesse.
Elle fixa le plafond qui faisait référence de ciel. Son corps, comparable a une déesse, reposait dans une ample robe de voiles bleus. Ses yeux étaient clos.
Dorian ne la quittait pas des yeux, gravant cette sublime déesse dans sa mémoire.
Une cage en fer qui sortait de nulle part, vient recouvrir le corps presque inerte de la déesse.
Lorsqu 'elle compris qu'elle était enfermée, sa poitrine se leva dans un soubresaut.
Un danseur qui paradait autour de la cage, lança d'une voix mélodieuse :
« Pris au piège tel un papillon de nuit a la lumière du jour ...»
Dorian sentit une fureur l'envahir au fur et a mesure qu'il voyait la silhouette de la déesse se mouvoir dans la cage, hurlante de douleur.
Un homme du public hurla :
« Relâchez la ! C'est un ordre ! »
Le danseur exécuta un tour en souplesse autour de la cage de fer.
« Regarder la souffrir, seule et perdue... »
La déesse se recroquevilla en position de f½tus et chantonna d'une voix claire et voluptueuse :
« je veux juste que la marée m'emporte et me donne la mort dont j'ai toujours souhaiter... »
Une vague de danseurs habillés en bleu tourbillonnaient alors autour de la prison de fer, évoquant le tumulte agité de la mer.
Et Soudain, le noir se fit sur scène.
Les spectateurs applaudirent. Quand les lumières chassèrent l'obscurité de la scène, Duke était debout
, devant les rideaux, un verre de champagne a la main.
Duke : « je vous rappelle que vous pouvez passer la nuit de ce soir seul a seule avec Saralyn Bella, la créature de rêve qui demande la liberté dans sa cage de fer.
Pour cela, passez aux guichets des enchères pour déposer vos dons. Le ou La plus offrant verra sa nuit passée en belle compagnie.
Retour au spectacle !
»
Les rideaux se rouvrirent laissant place a la foules de danseurs et danseuses qui se déhanchaient sur un rythme endiablé.
« Ainsi donc cette belle jeune femme est Saralyn Bella... » Pensa Dorian.
Et le spectacle battit son train.

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 08:52

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 14:58

Chapitre 3

Dorian prit sa veste et s'engagea pour le chemin du retour. A l'entrée du cabaret, une foule de gens faisaient la queue pour accéder aux guichets des enchères. Il faut dire que le spectacle du soir fut grandiose. Et Saralyn, parfaite.
*
Saralyn remit de l'ordre dans son apparence à l'intérieur de sa loge. Comme d'habitude, le spectacle avait été réussit. Et le public, ces humains, ne l'avaient pas quitté des yeux. Un homme avait retenue son intention. Elle se promit de le charmer pour l'inciter à se jeter dans ses bras. Ainsi, elle pourrait s'abreuver dans le sang d'un jeune homme qui avait une belle allure. La beauté et la puissance. Quel alliage parfait pour Saralyn !
Duke entra sans frapper dans la petite mais luxueuse loge.
« Ma belle, le dîner est servi. Au menu, une grosse dinde farcie. Elle t'attend
dans la loge n°6. Je te laisse, j'ai à faire. L'argent que ton repas à verser tantôt va me permette de t'acheter de nouvelles tenues. Sur ce, je te laisse, et surtout ... régale toi
! »
Saralyn le retient : « Duke, attends j'ai ... »
Elle baissa le regard, s'étonnant de ne plus avoir aucun souvenir de ce qu'elle voulait lui dire.
Duke intéressé : « oui ? Tu as ?... »
Saralyn : « euh... Non rien, laisse tomber Duke ! »
Duke : « oh, mon enfant, tu me déçoit, cela fait maintenant 152 ans que j'espère t'entendre un jour m'appeler 'papa' »
Saralyn : « excusez moi, père. »
Et Duke sortit, des étoiles dans les yeux.

Saralyn avait faim. Ses veines lui brûlaient comme si elles contenaient du poison.
Cette sensation lui était insoutenable même si elle avait le souvenir de l'avoir déjà surmonter dans sa deuxième vie. Sa deuxième vie avait été peinte dans la souffrance et la solitude.
Elle se refusa d'y penser. Maintenant, elle avait tout ce qu'elle souhaitait : la Puissance, la Beauté, l'éternelle Jeunesse et l'amour d'un père.
Elle sortit de sa loge. De sa gracieuse démarche de félin, elle atteignit la loge qui porte le numéro 6. En ouvrant, elle se remémora la phrase de Duke. « Au menu, une grosse dinde farcie. » « Que voulais t-il dire ? » pensa t'elle.
Dans la loge, une forte dame était assise patiemment sur une chaise en broderie ancienne.
Du bout de son bras, pendait une laisse qui retenait un petit caniche au poil touffu et rose.
Saralyn s'approcha. La grosse dame se leva. Elle portait un chapeau a plumes roses qui rehaussait la ridiculité de sa personne.
La dame : « Saralyn, ma chérie, que tu es jolie. J'ai acheté ta nuit pour te poser toute sorte de question. »
Saralyn sourit : « moi aussi, j'en ai une a vous posez »
Elle enfonça son regard dans celui de la dame.
Elle n'avait pas une belle apparence certes, mais la faim de Saralyn prenait le dessus.
Elle se pencha majestueusement sur la grosse dame comme pour lui chuchoter a l'oreille.
Sous le regard pointu et l'attitude oppressante de Saralyn, la dame se sentit perdre tous ses moyens.
La dame balbutiant : « Aah Ahh oui ? Et, et laquelle ? »
Saralyn lui chuchota alors : « quel goût possédez vous ? »
Sur ces paroles, en un seul geste, les dents aiguisées de Saralyn percèrent la grosse artère dans le cou de la grosse dame qui hurla à mort.
Son sang coulait abondamment dans la gorge de Saralyn.
Elle tenta de s'enfuir, écrasant de ses lourdes jambes son caniche qui gémissait sous ses coups. Saralyn la retenait fermement, la vidant de son sang.
Saralyn : « quel goût, quel élixir de vie suprême.. »
Quand elle eut finit de la dame, elle lâcha sa dépouille au sol. Puis, elle lécha avec avidité ses doigts menus, gorgés de sang frais. Ses yeux rouges de prédateurs se posèrent sur le chien qui la guettait d'en dessous la chaise où était assise auparavant la dame.
Tel un rapace sur sa proie, elle fondit sur lui. Ses mains se resserrèrent sur son cou tel les serres du rapace. Le goût du chien n'était pas aussi exquis que celui de sa maîtresse. Une fois son festin terminé, elle s'essuya la bouche d'un revers de la main.

Chapitre 3

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 14:32

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 11:28

Chapitre 4

Le repas de la veille lui avait rendu des forces pour affronter le prince de ce soir.
Saralyn voulait à tout prix briser ce tendre cou et s'abreuver du sang de cette beauté masculine dont l'allure élégante était si appétissante. Ses canines devinrent hypersensibles et s'allongèrent sous l'effet de l'image du sang dans son esprit. Tout comme la réaction d'un gamin qui bave devant un imposant fondant au chocolat.
Elle vêtit son ensemble doré et rouge que lui avait offert Duke la veille avec l'argent amassée de sa victime au chapeau de plumes roses. Passant sa langue sur ses dents au souvenir du goût et du bienfait que lui avait procurer ce sang humain, Saralyn rehaussa ses cheveux.
Duke lui avait dit que pour le spectacle de ce soir, elle devrait faire un show sur un trapèze et que tout le monde en coulisse serait à sa disposition pour lui fournir les accessoires qu'elle réclamerait. Duke la laissait faire toujours tout ce qu'elle souhaitait, tant que c'était du grand spectacle qui amènerait chaque soir de nouvelles victimes pour la nourriture et de l'argent pour le cabaret. Saralyn attacha une broche dans ses cheveux. Prise de nostalgie, elle regarda sa main gauche qui était sertis d'une bague que lui avait offert quelqu'un qu'elle aimait.
Duke vient la chercher. « Tu es prête ma grande ? »
Saralyn chassa les fantômes de son passé. « J'arrive. Il y a du monde ?
Duke : - ils n'attendent que toi. »

Le rideau s'ouvrit. Comme tout les soirs depuis un petit bout de temps maintenant, Dorian était présent et a une place de choix, se laisser chavirer par la douce Sylphide qui commençait a hanter ses rêves. Une berceuse plongea la salle de spectacle dans une ambiance relaxante. De ses yeux émerveillés, il vit un trapèze descendre du haut du plafond avec, sur celui-ci, la plus belle des créatures. Dorian admira le corps de Sralyn se mettre en position d'équilibre sur la barre de fer. Tel un oiseau de branches en branches, Saralyn effectuait des séries d'acrobaties tout en étant parfaitement a l'aise et sur le rythme de la musique qui chantonnait un air léger. Elle se balança et pris de l'altitude. Chacun de ses gestes exprimaient la grâce divine de sa silhouette. Dorian se perdait dans ces mouvements prodigieux. Rêvait il ?
Est-ce que Saralyn était un ange ? Oui, bien sur, ce ne peut que être cela. Un ange dans le cabaret de Lacrymosa. Sraralyn effectua un salto du haut de son perchoir. Dorian sentit son souffle se couper lorsqu'il vit que l'ange retomba debout malgré la hauteur.

Saralyn s'avança vers le devant de la scène. Dorian sentit son c½ur battre plus fort lorsqu'il remarqua que c'était vers lui que l'ange se dirigeait. Elle tendit la main vers lui et lui adressait un clin d'½il. Dorian se sentit rougir légèrement tandis qu'il pensa a la foule d'admirateur de Saralyn qui aurait aimer avoir ce geste. Mais il en fut fière.
Saralyn camoufla cet action en effectuant une roue et un retomber grand écart.
C'est a ce moment que les autres danseurs entrèrent en scène et c'était toujours ces moments la que Dorian appréciait le moins. Il voulait l'ange pour lui tout seul. Et de voir de charismatiques danseurs la toucher commençait a le rendre malade.

Saralyn se réjouit. La beauté désirée paraissait sous le charme de ses gestes. Elle se promit de l'obtenir. Le spectacle continuait. La danse fut interrompu par Duke qui comme à la coutume, avait un verre de champagne a la main. Champagne qu'il jette toujours le soir même sur la tête de Bryan pendant son sommeil. Bryan est un humain naïf et enjoué mais aussi amoureux de Saralyn. Duke aime se moquer de lui en l'arrosant ainsi. Tout les employés du cabaret son des humains. Hormis Duke, Saralyn et Mélosyne, une très jeune vampire qui a 12 ans d'apparence et qui est la véritable fille de Duke.
Duke : « je vous rappelle que vous pouvez obtenir des places pour passer une nuit entière en tête à tête avec Saralyn Bella, La douce colombe descendue tout droit de son petit trapèze. Magnifique. Il vous suffit de passer aux guichets et d'offrir vos dons. Le ou la vainqueur du tirage au sort sera désigné tout a l'heure en milieu de spectacle. Bonsoir !
Duke a dit que le spectacle soit et le spectacle fut !
»

# Posté le mardi 17 novembre 2009 15:23

Chapitre 5

Comme à l'habitude, Saralyn se rendit à la file de clients de devant les guichets pendant sa pause pour vérifier si la beauté masculine ne s'inscrivait pas à la nuit avec elle.
Et comme d'habitude, elle vit une masse affolante de fans mais pas la moindre présence de cette étrange beauté. Elle avait soif. Soif de son sang, soif de sa vie.
Elle sourit à toute cette immense file de fans qui se mouvait comme une vague tumultueuse et meurtrière. Cela faisait toujours rire Saralyn. Ces idiots d'humains se battent et paient pour mettre leur pauvre corps dans un tombeau. Elle remarqua qu'il était l'heure de reprendre le spectacle. On criait son nom à son passage, de tous les côtés ...
*
Le spectacle fini, Dorian pris le chemin du retour, la tête dans les songes. Songes battis sur l'amour naissant pour son ange. Il se demanda ce que faisait cette superbe femme nommée Saralyn dans un cabaret. Sa place devrait être dans les plus grandes comédies, les plus grands théâtres ... Sa maison prit place dans le paysage vers lequel son taxi filait à grande allure.
Cela ressemblait à un manoir majestueux et serein. Dorian descendit du taxi, et gravit les quelques marches de sa vaste demeure. Son domestique vint lui ouvrir. Parcourant les couloirs et les longues pièces de son manoir, Dorian se surprit à penser qu'il lui semblait vide. Il aurait aimé qu'un ange enchante les lieux comme autrefois. Le jeune homme s'assit dans le luxueux fauteuil de cuir près de l'imposante cheminée. Il s'installa confortablement, la tête sur un oreiller, les pieds près du feu. C'est dans cette position qu'il s'autorisa à se rappeler de son passé...
Une femme : « Dorian, Dorian, ne joue pas dans les flaques d'eau, tu vas te salir ! Et que dira monsieur le comte ?
Dorian plus jeune et faisant la moue : - Je m'en fiche ! Moi je veux flotter comme Moïse sur l'eau, c'est plus amusant ! Et puis, mr le Comte, il n'est même pas drôle... ! Il ne joue pas à cache-cache avec moi...
Sa mère : - Ne dit pas de sottises mon chou, mr le comte est très gentil, il t'a offert une collection de belles voitures rouges...
Dorian : - Tu parles ! C'est pour que je ne dise pas à papa que mr le Comte te touche ! »
*
Dorian revisionnait le moment où petit, caché derrière les buissons du jardin, il avait observé sans bruit sa mère et cet homme étroitement lié. Il cherchait juste des papillons dans les tallus et les bosquets, il a trouvé le comte prenant possession de sa tendre mère.
Dorian jeune : « Maman, maman, qu'est-ce qu'il te faisait mr le comte ? Au début tu souriais et puis tu t'étais mise à pleurer chaudement...
Sa mère : - Dorian, qu'as-tu vu ?
Dorian : - J'aime pas quand tu pleures maman, tes larmes sont comme des blessures, elles font souffrirent ...
Sa mère : - Mon petit chéri. .. je t'aime ... Tu ne diras rien, hein ? Ce sera notre petit secret à tout les deux... d'accord ?
Dorian : - Comme des espions supers ???
Sa mère : - Oui, comme des supers espions. Viens mon chou que je te baise. »
*
Dorian se remémora aussi le jour où il jouait dans le couloir. Un beau matin d'été. Il passait devant la chambre de ses parents. La seule chose qu'il vit c'est la main ensanglantée de sa mère dépassant du lit.
Une histoire qui a mal tournée.

# Posté le mardi 24 novembre 2009 15:03

Chapitre 6

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 14:49